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Les passoires énergétiques (DPE F/G) subissent souvent des rabais et des délais en vente classique. Pourtant, certains propriétaires cherchent justement un bien à rénover pour façonner leur projet (isolation, menuiseries, PAC…). L’échange immobilier définitif met ces deux besoins face à face : vous troquez votre logement énergivore contre un bien plus performant, la soulte ajuste la différence de valeur, et tout se conclut par un acte notarié unique. Vous évitez la décote subie, la double logistique et, souvent, le prêt relais.
Méthode : on part d’estimations sincères, on chiffre un panier rénovation documenté, puis on calibre la soulte. Le notaire formalise l’équilibre dans l’acte.
| Sujet | Vente classique (séquentielle) | Échange immobilier (acte unique) |
|---|---|---|
| Prix | Décote souvent exigée | Soulte intégrant la rénovation |
| Délais | Visites, devis, re-négociation | Matching d’usages + acte unique |
| Financement | Souvent prêt relais | Soulte finançable |
| Déménagement | Parfois en 2 temps | Un seul déménagement |
| Stress | Élevé (incertitudes) | Prévisible (date unique) |
Nadia détient un T3 en DPE F (menuiseries anciennes, chauffage électrique). Elle vise un T3 DPE C dans le même quartier. Alexandre, bricoleur, cherche au contraire un bien à rénover avec potentiel.
Faut-il refaire tous les diagnostics ?
Oui, comme pour une vente : DPE et diagnostics obligatoires de chaque côté.
La soulte peut-elle couvrir “indirectement” les travaux ?
La soulte rééquilibre la différence de valeur en intégrant le panier rénovation. Le financement des travaux reste libre (épargne, prêts, aides).
Et en copropriété ?
Les pièces et états datés sont requis pour chaque lot. Les travaux votés influent sur la discussion.
L’échange est-il aussi sécurisé qu’une vente ?
Oui : vente réciproque par acte authentique unique, avec garanties usuelles.
Ne bradez pas votre passoire énergétique. Publiez votre bien et vos critères d’échange, proposez un panier rénovation clair, et équilibrez par une soulte dans un cadre sécurisé.
Acheter un nouveau logement alors que l’ancien n’est pas encore vendu n’oblige pas forcément à passer par un prêt relais. D’autres leviers existent pour fluidifier la transition : le prêt achat-revente, le prêt hypothécaire — avec un PHC pensé pour les seniors — et la vente avec faculté de rachat (vente à réméré). Ils peuvent, selon les cas, avancer jusqu’à 70 % du prix de vente estimé tout en évitant d’avoir à rembourser immédiatement le capital du crédit en cours. Voici notre guide comparatif, clair et franc, pour choisir la piste la plus pertinente selon votre situation.
| Solution | Principe | Trésorerie disponible | Remboursement pendant la transition | Coûts typiques | Public visé |
|---|---|---|---|---|---|
| Prêt achat-revente | La banque rachète votre prêt en cours, le fusionne avec le nouveau et vous avance une partie du prix de vente attendu. | Jusqu’à ~70 % du prix de vente estimé | Une seule mensualité (nouveau prêt “mixte”), intérêts sur la part avancée | Intérêts du prêt global, frais de garantie, frais de dossier | Ménages qui remboursent encore un emprunt et veulent une mensualité unique |
| Prêt hypothécaire (dont PHC pour seniors) | Vous empruntez en donnant une hypothèque sur un bien déjà détenu, sans assurance classique si profil senior/risqué. | Variable selon valeur du bien et taux de LTV | Mensualités d’un prêt adossé au bien hypothéqué | Intérêts + frais de garantie + éventuelle caution | Propriétaires aux revenus stables ; seniors via PHC pour limiter l’exigence d’assurance |
| Vente avec faculté de rachat (“réméré”) | Vous vendez le bien à un investisseur, avec droit prioritaire pour le racheter plus tard à un prix convenu. | Liquidités immédiates (souvent 50–70 % de la valeur) | Indemnité d’occupation au lieu de mensualités de prêt | Frais notariés (vente + rachat), indemnité d’occupation, marge de rachat | Profils en tension de trésorerie/incidents bancaires, besoin d’un coup de frein temporaire |
Pourquoi c’est malin
Si vous remboursez encore un crédit, le prêt achat-revente regroupe l’ancien et le nouveau en un seul prêt. Vous ne jonglez pas entre un crédit historique + un relais : vous alignez une mensualité unique, plus lisible pour votre budget. La banque peut vous avancer ~70 % du prix de vente pressenti de votre bien actuel, sans retrancher le capital restant dû. Résultat : vous achetez plus sereinement, la vente finale venant solder l’avance et recalibrer votre prêt de long terme.
À surveiller
Pour qui ?
Couples/familles déjà endettés par un premier prêt, au projet d’achat ferme, dans un marché où la revente est plausible sous 6–12 mois.
Le standard
Vous possédez un bien (résidence principale ou secondaire) et sollicitez un nouveau crédit garanti par hypothèque. Le montant prêté s’ajuste à la valeur du bien et à votre capacité de remboursement. C’est un levier puissant pour dégager des liquidités ou financer l’achat avant revente, y compris si l’assurance emprunteur standard est difficile à obtenir.
Le PHC (Prêt Hypothécaire Cautionné) pour seniors
Pensé pour les emprunteurs âgés ou aux contraintes d’assurance, il substitue la garantie réelle (hypothèque + mécanismes de caution) à une assurance coûteuse voire refusée. Concrètement, on monétise une partie de la valeur du bien, avec une analyse stricte de la quotité (LTV), des revenus et du reste à vivre.
À surveiller
Pour qui ?
Propriétaires patrimoniaux ; seniors pour qui l’assurance standard est un frein, mais qui disposent d’un actif immobilier solide.
Le principe
Vous vendez votre bien à un investisseur tout en conservant un droit prioritaire pour le racheter dans un délai (souvent 12 à 60 mois). Vous recevez des liquidités immédiates et demeurez occupant via une indemnité. Le jour où vos finances se rétablissent (revente d’un autre bien, refinancement, retour à l’emploi…), vous rachetez au prix convenu (prix initial + prime de rachat).
À surveiller
Pour qui ?
Propriétaires en tension de trésorerie (retard d’échéances, fichage bancaire, dettes pressantes) ayant une perspective crédible de redressement sous 1 à 5 ans.
Chez Béa Immo, nous conseillons de simuler le coût total sur 12–24 mois (y compris tous frais) et de comparer au scénario “attendre de vendre puis acheter”. La bonne option est celle qui minimise le coût total tout en sécurisant votre calendrier de vie (écoles, mutation, délai de préavis, etc.).
Peut-on vraiment obtenir ~70 % du prix attendu ?
Oui, à titre indicatif et sous réserve d’estimation et de politique de la banque. Le taux exact dépendra de votre dossier et du marché local.
Le PHC remplace-t-il l’assurance emprunteur ?
Il ne la “remplace” pas au sens strict ; il réduit souvent l’exigence d’assurance en s’appuyant sur la garantie réelle du bien pour sécuriser le prêteur, ce qui est favorable aux seniors.
La vente avec faculté de rachat est-elle risquée ?
Elle est encadrée mais coûteuse ; le risque majeur est de ne pas racheter à temps. D’où l’importance d’un calendrier crédible et d’un notaire attentif.
Le prêt relais dépanne quand on achète avant d’avoir vendu… mais il ajoute des intérêts, de la pression et un risque de calendrier. Il existe pourtant une voie plus directe et plus prévisible : l’échange immobilier définitif. Deux propriétaires alignent leurs besoins, équilibrent la différence de valeur par une soulte, et signent un acte unique. Résultat : pas de relais, un seul déménagement, et souvent un coût total plus doux que deux transactions successives. Voici comment raisonner, chiffrer et décider.
| Sujet | Prêt relais (acheter avant de vendre) | Échange immobilier (acte unique) |
|---|---|---|
| Financement | Crédit relais + intérêts intercalaires | Soulte négociée entre les parties |
| Risque calendrier | Vendre dans le délai du relais | Date unique coordonnée entre les deux propriétaires |
| Déménagement | Souvent deux temps | Un seul déménagement |
| Complexité | Deux opérations + relais à piloter | Une opération structurée avec notaire |
| Pression sur le prix | Tentation de brader pour solder le relais | Soulte pour équilibrer sans casser les prix |
| Coût global | Relais + deux actes + frais associés | Frais potentiellement optimisés selon les cas |
Hypothèse pédagogique (ordres de grandeur)
Option A — Prêt relais : si votre banque finance 60 à 70 % de la valeur de votre bien en relais, vous supportez des intérêts intercalaires tant que la vente n’est pas réalisée, avec en plus le risque de devoir ajuster le prix pour tenir le délai.
Option B — Échange : vous versez une soulte de 50 000 € (épargne + prêt amortissable classique si besoin) au co-échangiste. Il n’y a pas d’intérêts de relais, et la date de signature est commune.
Le notaire calcule précisément la fiscalité et les frais applicables à l’échange ; la banque finance la soulte si nécessaire.
Puis-je financer la soulte par un prêt classique ?
Oui, la soulte peut être financée (épargne et/ou prêt). Votre banque étudie votre capacité comme pour un achat classique.
Et si nos valeurs ne tombent pas juste ?
C’est le rôle de la soulte : elle équilibre précisément la différence de valeur.
L’échange est-il aussi sécurisé qu’une vente ?
Oui. Il s’agit d’une vente réciproque signée par acte authentique unique chez le notaire, avec diagnostics et clauses de protection usuelles.
Quid des délais ?
Ils sont synchronisés : une seule date de signature et une logistique simplifiée.
Évitez les intérêts intercalaires et la course contre la montre. Publiez votre bien et vos critères d’échange maintenant : plus tôt vous entrez dans le matching, plus vite vous remplacez le relais par une soulte maîtrisée.