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🚹 Pourquoi BĂ©a s’oppose Ă  la hausse des droits de mutation, alors mĂȘme que cela favorise le marchĂ© de l’échange immobilier dĂ©finitif ? 🏡💾

Ces derniers jours, une question revient en boucle : “La hausse attendue des frais de mutation, c’est une super nouvelle pour BĂ©a, non ?”

On a dĂ©cidĂ© de vous rĂ©pondre ici, en essayant de ne pas trop vous assommer de dĂ©tails techniques. La rĂ©ponse, c’est non.

Pourquoi? Quand on a pour mission de permettre Ă  chacun de retrouver le plaisir de faire de l’immo, on ne peut pas se satisfaire qu’un projet, prĂ©sentĂ© comme une solution budgĂ©taire pour les collectivitĂ©s locales, risque en rĂ©alitĂ© d’aggraver la crise du marchĂ© immobilier.

DerriĂšre la baisse de 22% du nombre de transactions entre 2021 et 2024, il y a des rĂ©alitĂ©s que l’on connaĂźt bien:
– celles de familles en mouvement bloquĂ©es dans des logements inadaptĂ©s,
– celles de personnes dĂ©jĂ  en difficultĂ© qui doivent en plus se sĂ©parer de prĂšs de 9% de la valeur de leur bien pour s’en sortir
– et celles d’un secteur immo Ă  bout de souffle.

VoilĂ  pourquoi BĂ©a s’engage contre cette loi et promet de redoubler d’efforts pour proposer une alternative positive pour les gens, comme pour le marchĂ©.



Vous ĂȘtes toujours lĂ  ? Cool ! Voici les principales raisons de notre rejet de cette loi :

Le gouvernement envisage d’augmenter de 0,5 % les droits de mutation sur les transactions dans l’immobilier ancien, une mesure qui frapperait directement les secundo-accĂ©dants.

🎯 Les secundo-accĂ©dants pris en Ă©tau

Contrairement aux primo-accĂ©dants (qui bĂ©nĂ©ficient encore de certains dispositifs d’aide), les secundo-accĂ©dants doivent tout financer eux-mĂȘmes.


🔮 Cette mesure pĂ©nalise :
‱ 📌 Les familles qui veulent un logement plus grand.
‱ 📌 Les actifs en mutation professionnelle contraints de vendre pour acheter ailleurs.
‱ 📌 Les seniors qui souhaitent vendre pour un bien plus adaptĂ© Ă  leur Ăąge.

💡 ConsĂ©quence ? Beaucoup repousseront leur projet ou resteront coincĂ©s dans un logement qui ne correspond plus Ă  leurs besoins.


❗ Une fausse bonne idĂ©e budgĂ©taire

Le gouvernement justifie cette hausse par la nĂ©cessitĂ© de renflouer les finances locales. Mais en taxant encore plus les transactions, on risque l’effet inverse :

📉 Moins de ventes = moins de recettes fiscales !
📉 Un marchĂ© plus figĂ© = un ralentissement Ă©conomique local (moins de travaux, moins d’emplois liĂ©s Ă  l’immobilier).


đŸ”„ Notre alternative : une approche incitative plutĂŽt que punitive !

📱 Au lieu de taxer davantage, voici des solutions plus justes et efficaces :
✅ RĂ©duire progressivement les droits de mutation pour fluidifier le marchĂ©.
✅ AllĂ©ger la fiscalitĂ© sur la mobilitĂ© rĂ©sidentielle pour s’adapter aux Ă©volutions de vie.
✅ Mettre en place des exonĂ©rations spĂ©cifiques pour les secundo-accĂ©dants qui n’ont pas d’autre choix que de dĂ©mĂ©nager.

N’hĂ©sitez pas Ă  nous faire part de votre avis sur la question !

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Comment structurer un Ă©change de biens immobiliers : le guide BĂ©a Immo (du compromis Ă  l’acte)

Échanger son appartement contre une maison (ou l’inverse) sĂ©duit de plus en plus de propriĂ©taires. Moins d’aller-retours, un calendrier synchronisĂ©, souvent des frais optimisĂ©s : l’échange immobilier est une vraie alternative Ă  la vente/achat classique. Mais pour que l’opĂ©ration soit fluide et sĂ©curisĂ©e, il faut une mĂ©thode, des clauses solides et une bonne comprĂ©hension de la fiscalitĂ© (notamment des plus-values). Voici le mode d’emploi BĂ©a Immo, concret, actionnable, pensĂ© pour le marchĂ© français — avec un zoom sur les Ă©changes de lots locatifs Ă  Paris.

Le pas-à-pas : du compromis à l’acte authentique

1. Cadrer le projet et lancer l’audit immobilier

  • Objectif : vĂ©rifier que les deux biens sont juridiquement et techniquement « Ă©changeables ».
  • À rĂ©unir par chaque propriĂ©taire : titres de propriĂ©tĂ©, diagnostics (DPE, amiante, Ă©lectricitĂ©, ERP
), rĂšglement de copropriĂ©tĂ© et derniers procĂšs-verbaux d’AG, charges, travaux votĂ©s, servitudes Ă©ventuelles, Ă©tat locatif s’il y a un bail en cours, attestation d’absence d’hypothĂšque ou Ă©tat hypothĂ©caire.
  • Point d’attention : si l’un des biens est occupĂ© (bail d’habitation loi 1989), l’échange n’emporte pas rĂ©siliation du bail : le bail continue, seul le bailleur change.

2. Évaluer, comparer, ajuster les valeurs

  • Évaluations croisĂ©es : faites rĂ©aliser au minimum deux avis de valeur indĂ©pendants par bien (agents, expert immobilier, notaire).
  • Principe : l’échange repose sur la valeur vĂ©nale de chaque bien Ă  la date du compromis.
  • Soulte : si les valeurs sont diffĂ©rentes, une soulte compense l’écart. Elle est payĂ©e au jour de l’acte authentique.

Astuce BĂ©a Immo : actez dans l’avant-contrat une mĂ©thode d’ajustement si une nouvelle expertise modifie l’une des valeurs de plus de X % (voir clause ci-dessous).

3. Monter le dossier financement (si nécessaire)

  • Si l’un des Ă©changistes complĂšte avec un crĂ©dit immobilier (ou un prĂȘt relais), il doit insĂ©rer une condition suspensive d’obtention de prĂȘt.
  • Le notaire vĂ©rifie Ă©galement le remboursement/rachat des prĂȘts existants grevant les biens Ă©changĂ©s.

4. Signer le compromis d’échange (ou promesse synallagmatique)

  • Contenu recommandĂ© :
    • DĂ©signation dĂ©taillĂ©e des biens et de leurs annexes.
    • Valeurs retenues, montant de la soulte (le cas Ă©chĂ©ant) et modalitĂ©s de paiement.
    • Calendrier (dĂ©lais usuels : 2 Ă  3 mois jusqu’à l’acte).
    • Conditions suspensives : prĂȘt, purge des droits de prĂ©emption (urbain, SAFER si terrain/zone rurale), absence d’hypothĂšque non levable, absence d’opposition en copropriĂ©tĂ©, diagnostics Ă  jour, absence de servitude non dĂ©clarĂ©e, etc.
    • Clauses de sĂ©curisation (voir plus bas) : arbitrage, garantie de valeur, rĂ©partition des charges et taxes, allocation des risques entre compromis et acte.

5. Purges, vĂ©rifications, sĂ©questre et prĂ©paration de l’acte

  • Le notaire lance les purges de prĂ©emption applicables (en Île‑de‑France, certaines communes exercent un DPU renforcĂ© — l’échange peut y ĂȘtre assimilĂ© Ă  une aliĂ©nation Ă  titre onĂ©reux) et collecte les piĂšces officielles.
  • Un sĂ©questre peut ĂȘtre versĂ© (comme pour une vente classique) pour sĂ©curiser l’engagement.

6. Signature de l’acte authentique d’échange

  • Les propriĂ©tĂ©s s’échangent simultanĂ©ment ; la soulte est rĂ©glĂ©e ; le notaire procĂšde aux dĂ©bourses et droits.
  • Remise des clĂ©s et Ă©tats des lieux (obligatoire s’il y a des locataires ; recommandĂ© sinon).

Les piÚges à éviter (et comment les désamorcer)

A. Évaluations et expertises

  • Biais d’ancrage : ne partez pas du « prix espĂ©rĂ© ». Fondez-vous sur comparables rĂ©cents, DPE, Ă©tat, Ă©tage, extĂ©rieurs, travaux.
  • Écart d’expertise : au‑delĂ  de 5–7 % d’écart entre expertises, prĂ©voyez une troisiĂšme expertise et une moyenne pondĂ©rĂ©e dans le compromis.

B. Clauses et garanties indispensables

  • Clause d’ajustement de valeur : « Si la valeur vĂ©nale de l’un des biens, certifiĂ©e par une contre‑expertise conjointe rĂ©alisĂ©e sous 30 jours, varie de plus de 5 %, la soulte sera ajustĂ©e au centime prĂšs, ou l’une des parties pourra rĂ©soudre l’échange sans pĂ©nalitĂ©. »
  • Clause d’arbitrage : confier tout diffĂ©rend d’évaluation Ă  un arbitre-expert (notaire dĂ©signĂ© ou expert inscrit prĂšs la Cour d’appel) ; dĂ©cision exĂ©cutoire.
  • Garantie de valeur : la partie qui a dissimulĂ© une information substantielle (vice, procĂ©dure, servitude non dĂ©clarĂ©e, non‑conformitĂ© DPE si engagement pris, etc.) indemnise le prĂ©judice selon un barĂšme convenu (ex. 2 % de la valeur par point de DPE manquant).
  • Garantie de passif cachĂ© (si lots louĂ©s/SCI) : couverture des arriĂ©rĂ©s de charges, impayĂ©s locatifs antĂ©rieurs, contentieux en cours.

C. Calendrier et logistique

  • Effet dominos : alignez bien dĂ©mĂ©nagements, coupures/ouvertures d’énergie, remise des documents et Ă©tats des lieux.
  • Assurances : basculement des MRH au jour de la signature ; rĂ©siliation/adhĂ©sion anticipĂ©e si nĂ©cessaire.

Fiscalité : plus-values et droits dans un échange

Important : la fiscalitĂ© varie selon la qualitĂ© (rĂ©sidence principale, location nue/meublĂ©e, SCI, professionnel), l’existence d’une soulte et les abattements pour durĂ©e de dĂ©tention. Faites valider par votre notaire/CGP.

1. Droits dus Ă  l’échange

  • L’échange est une mutation Ă  titre onĂ©reux. En pratique, des droits d’enregistrement (DMTO) sont dus comme pour une vente.
  • L’assiette est en principe la valeur du bien reçu (ou la plus Ă©levĂ©e en cas de soulte). Des frais et Ă©moluments de notaire s’appliquent.

2. Plus-values immobiliÚres des particuliers (biens hors activité pro)

  • L’échange est traitĂ© comme une cession : la plus‑value se calcule par comparaison entre :
    • un prix de cession Ă©gal Ă  la valeur des biens reçus ;
    • majorĂ© de la soulte reçue ou minorĂ© de la soulte versĂ©e ;
    • et le prix d’acquisition historique (majorĂ© des frais rĂ©els/forfaitaires et travaux Ă©ligibles).
  • ExonĂ©rations classiques applicables : rĂ©sidence principale ; (sous conditions) premiĂšre cession d’un logement autre que la RP ; prix de cession < certains seuils pour plus-values < 15 000 € par exemple ; abattements pour durĂ©e de dĂ©tention (impĂŽt et prĂ©lĂšvements sociaux avec calendriers distincts).
  • Cas SCI/LMNP/LMP : attention, rĂšgles diffĂ©rentes (plus-values professionnelles ou rĂ©gime des plus-values privĂ©es selon cas).

3. Exemple chiffré (simplifié)

  • Bien A (appartement) : 420 000 € ; Bien B (maison) : 460 000 € → soulte de 40 000 € versĂ©e par A Ă  B.
  • A cĂšde Ă  B : prix de cession fiscal pour A = valeur du bien reçu (460 000 €) – soulte versĂ©e (40 000 €) = 420 000 €.
  • B cĂšde Ă  A : prix de cession fiscal pour B = valeur du bien reçu (420 000 €) + soulte reçue (40 000 €) = 460 000 €.
  • On compare ensuite Ă  chaque prix d’acquisition pour obtenir la plus‑value taxable (puis abattements).

Quand l’échange est locatif : Ă©changer lots, locataires, parts

A. Échanger des lots occupĂ©s (copropriĂ©tĂ©)

  • Le bail continue aux mĂȘmes conditions : l’occupant reste en place, seul le bailleur change.
  • Notification au locataire : envoyez une lettre d’information (nouveau bailleur, RIB, adresse de paiement) et attestation de transfert du dĂ©pĂŽt de garantie.
  • Encadrement des loyers (Paris & zones tendues) : l’échange n’autorise pas un dĂ©plafonnement automatique. Le loyer reste encadrĂ© jusqu’à relocation ou renouvellement selon les rĂšgles.

B. Échanger des portefeuilles de baux ou des parts (SCI)

  • Cession de parts de SCI dĂ©tenant des biens louĂ©s : possible, mais due diligence renforcĂ©e (statuts, bilan, fiscalitĂ©, dettes).
  • Garantie de passif fortement recommandĂ©e (impayĂ©s, litiges prud’homaux si salariĂ©s, contentieux locatifs
).

C. Focus : Échange de lots locatifs dans un immeuble à Paris

  • Étapes pratiques :
    1. Audit des lots (RCP, diagnostics, historique de loyers, conformité Encadrement).
    2. VĂ©rification DPU (droit de prĂ©emption urbain) potentiellement applicable Ă  l’échange.
    3. Compromis d’échange intĂ©grant clauses de garantie de valeur et rĂ©partition des risques locatifs antĂ©rieurs.
    4. Information du syndic (mise Ă  jour des titres et tantiĂšmes), puis notification aux locataires.
  • Points de vigilance : rĂšgles de division/rĂ©union si lots Ă  rĂ©amĂ©nager, conformitĂ© aux normes de dĂ©cence (DPE notamment), travaux votĂ©s en cours d’immeuble, encadrement et IRL.

ModĂšles de clauses protectrices (Ă  adapter avec votre notaire)

Clause d’arbitrage
« Tout diffĂ©rend relatif Ă  l’évaluation des biens ou Ă  l’exĂ©cution du prĂ©sent compromis sera soumis Ă  un arbitre-expert dĂ©signĂ© d’un commun accord, Ă  dĂ©faut par le PrĂ©sident du Tribunal judiciaire statuant en la forme des rĂ©fĂ©rĂ©s. La dĂ©cision sera exĂ©cutoire. »

Garantie de valeur
« Chaque partie garantit l’exactitude des informations communiquĂ©es. Toute dissimulation d’un Ă©lĂ©ment substantiel entraĂźnant une diminution de valeur supĂ©rieure Ă  3 % ouvrira droit, au choix du bĂ©nĂ©ficiaire, Ă  rĂ©duction de la soulte ou indemnisation forfaitaire de 2 % de la valeur convenue du bien affectĂ©. »

Clause d’ajustement automatique
« En cas d’écart supĂ©rieur Ă  5 % entre la valeur convenue et la valeur issue d’une contre‑expertise conjointe, la soulte sera rĂ©visĂ©e Ă  due proportion. Au‑delĂ  de 10 %, chacune des parties pourra se dĂ©sengager sans pĂ©nalitĂ©. »


FAQ express

Un Ă©change coĂ»te‑t‑il moins cher qu’une vente ?
Souvent, oui : les droits et Ă©moluments s’apprĂ©cient sur la valeur des biens (et la soulte), ce qui Ă©vite deux ventes successives complĂštes. Demandez un devis notarial comparatif.

Peut‑on Ă©changer si l’un des biens est grevĂ© d’un prĂȘt ?
Oui, avec rachat/affectation ou levĂ©e d’hypothĂšque organisĂ©e par le notaire ; prĂ©voyez un dĂ©lai suffisant.

Et si l’une des parties se rĂ©tracte ?
Le compromis peut prĂ©voir pĂ©nalitĂ©s et clause rĂ©solutoire ; le sĂ©questre protĂšge la partie diligente. D’oĂč l’importance de clauses claires et de l’arbitrage.


Encadré pratique : calculer une soulte (formule simple)

Soulte = | Valeur Bien B – Valeur Bien A |, payĂ©e par le propriĂ©taire du bien le moins cher.

Ajustez la soulte si vous transférez aussi des mobilier, créances, dépÎts de garantie, ou si des travaux restent à charge.

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À Paris (et grandes mĂ©tropoles) : tester l’échange pour viser le bon quartier au bon prix

Dans les grandes mĂ©tropoles, la recherche d’un bon quartier tourne vite au bras de fer : annonces qui partent, visites groupĂ©es, offres au-dessus ou en dessous, dĂ©lais bancaires. L’échange immobilier dĂ©finitif propose une autre logique : on matche deux usages (quartier, surface, Ă©tage, extĂ©rieur), on Ă©quilibre par une soulte si les valeurs diffĂšrent, et l’on signe un acte unique chez le notaire. RĂ©sultat : un ciblage hyperlocal (arrondissement, micro-quartier, proximitĂ© transports/Ă©coles) sans subir la double sĂ©quence « vendre puis acheter ».


Pourquoi l’échange est taillĂ© pour les mĂ©tropoles

  • Hyperlocal : on cible un micro-pĂ©rimĂštre (ex. Paris 11e cĂŽtĂ© square Gardette, Lyon Croix-Rousse bas, Bordeaux Saint-Seurin).
  • ÉquitĂ© par la soulte : pas besoin de surpayer ni de brader ; la diffĂ©rence de valeur s’ajuste.
  • Acte unique : moins d’alĂ©as qu’un enchaĂźnement vente/achat, une seule date et un seul dĂ©mĂ©nagement.
  • Moins de frictions : souvent sans prĂȘt relais, diagnostics cadrĂ©s, dossier copro des deux cĂŽtĂ©s.

Ce qui compte vraiment “intra-muros”

  • Transports structurants : distance Ă  un mĂ©tro/TGV/RER/tram, lignes directes vers le travail/Ă©cole.
  • Vie quotidienne : commerces, marchĂ©, espaces verts, nuisances sonores.
  • CopropriĂ©tĂ© : ascenseur/escaliers, charges, travaux votĂ©s/Ă  venir.
  • QualitĂ© d’usage : luminositĂ©, plan, double exposition, espace bureau (tĂ©lĂ©travail).
  • DPE & confort : fenĂȘtres, chauffage, ventilation (charges prĂ©visibles).

Cas pratiques express (Paris & métropoles)

  • Paris 12e ↔ 11e : un T2 lumineux sur cours cĂŽtĂ© 12e contre un T2 proche d’un mĂ©tro plus direct vers le bureau cĂŽtĂ© 11e ; soulte calibrĂ©e pour l’emplacement.
  • Lyon Croix-Rousse ↔ Part-Dieu : T3 familial avec escaliers vs T3 avec ascenseur et accĂšs direct gare ; acte unique et dĂ©mĂ©nagement une seule fois.
  • Bordeaux Saint-GenĂšs ↔ Saint-Seurin : T4 avec travaux vs T4 clĂ© en main ; panier travaux intĂ©grĂ© Ă  la soulte.

Échange vs enchùres silencieuses : qui protùge votre projet ?

SujetMarchĂ© classique en zones tenduesÉchange immobilier (acte unique)
StratĂ©gieSurenchĂšre / rabaisUsage ↔ usage + soulte
DélaisVisites, off-market, incertitudesDate unique synchronisée
FinancementRelais fréquentSoulte finançable
DéménagementParfois en 2 tempsUn seul déménagement
SérénitéStress + aléasLisible et cadré

MĂ©thode simple pour “viser le bon quartier”

  1. Cible hyperlocale : pĂ©rimĂštre de 5–10 rues, stations et Ă©coles visĂ©es.
  2. Annonce claire : points forts/points d’attention, DPE, charges, copro.
  3. Match d’usages : Ă©tage/ascenseur, calme/lumiĂšre, extĂ©rieur, bureau.
  4. Soulte : 2–3 scĂ©narios selon calendrier, DPE et Ă©ventuels travaux.
  5. Acte unique : avant-contrat d’échange (conditions suspensives, date, piĂšces), signature, remise des clĂ©s coordonnĂ©e.

Exemple pédagogique (ordre de grandeur)

  • Bien A (Paris 20e, T3, dernier Ă©tage sans ascenseur) estimĂ© 520 000 €.
  • Bien B (Paris 11e, T3, 3e avec ascenseur) estimĂ© 575 000 €.
  • DiffĂ©rence brute : 55 000 € → soulte nĂ©gociĂ©e, ajustable selon DPE/travaux/calendrier.
  • BĂ©nĂ©fice : A gagne l’ascenseur et la ligne de mĂ©tro souhaitĂ©e ; B gagne la lumiĂšre et un dernier Ă©tage.

Check-list hyperlocale

  • Temps rĂ©el vers lieux clĂ©s (mĂ©tro, gare, Ă©coles).
  • Nuisances : bar/terrasse, axes, livraisons, travaux de voirie.
  • Copro : ascenseur (contrat, pannes), toiture/ravalement, budgets.
  • DPE & charges : factures type, fenĂȘtres, ventilation.
  • Calendrier : semaine idĂ©ale, crĂ©neaux dĂ©mĂ©nageur/ascenseur, coordinateur le jour J.

Questions fréquentes

Peut-on échanger entre deux arrondissements trÚs différents de prix ?
Oui, via la soulte qui équilibre précisément la différence de valeur.

Et si l’un des deux biens a des travaux Ă  prĂ©voir ?
Ils se chiffrent en panier travaux et s’intùgrent dans la soulte.

L’échange est-il aussi sĂ©curisĂ© qu’une vente ?
Oui, c’est une vente rĂ©ciproque signĂ©e par acte notariĂ© unique avec diagnostics et protections usuelles.

Comment éviter le logement provisoire ?
En fixant une date unique de signature et de remise des clĂ©s dans l’avant-contrat.


Envie de viser le bon quartier sans surpayer ni brader ? Publiez votre bien et vos critĂšres hyperlocaux. Trouvez le duo inverse, Ă©quilibrez par soulte, signez une fois et emmĂ©nagez lĂ  oĂč votre quotidien gagne en qualitĂ©.

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DĂ©finition et principe de l’échange immobilier dĂ©finitif

Échanger son bien contre celui d’un autre propriĂ©taire, sans passer par une vente puis un rachat, c’est possible — et parfaitement lĂ©gal. Chez BĂ©a Immo, nous avons bĂąti toute une mĂ©thode autour de cet Ă©change immobilier dĂ©finitif : un acte unique signĂ© chez le notaire, la possibilitĂ© d’une soulte si les valeurs diffĂšrent, et, souvent, moins de frais que deux transactions sĂ©parĂ©es. Voici, sans dĂ©tour, comment ça marche et sur quoi s’appuie la loi.

Qu’est-ce que l’échange immobilier dĂ©finitif ?

En droit français, l’échange est un contrat par lequel chaque partie transmet une chose en contrepartie d’une autre. Autrement dit : vous cĂ©dez votre logement et recevez celui de votre co-Ă©changiste, en une seule opĂ©ration. Le Code civil le dĂ©finit explicitement et l’assimile, pour sa formation, Ă  la vente (mĂȘmes mĂ©canismes de consentement, mĂȘmes garanties de droit commun).

Dans la pratique immobiliĂšre, l’acte est unique et se signe devant notaire, ce qui simplifie les dĂ©marches par rapport Ă  une vente suivie d’un achat.


Le cadre légal en deux repÚres

  • Article 1702 du Code civil : « L’échange est un contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose pour une autre. » (rĂ©fĂ©rence de base qui autorise ce type d’opĂ©ration).

  • FiscalitĂ© spĂ©cifique (CGI, art. 684) : un Ă©change d’immeubles supporte une taxe de 5 % (taxe de publicitĂ© fonciĂšre ou droit d’enregistrement). Si les biens ont valeur Ă©gale, la taxe de 5 % frappe la valeur d’un seul lot ; s’ils sont de valeur diffĂ©rente, la taxe de 5 % porte en principe sur le lot le moins Ă©levĂ© et la soulte est taxĂ©e comme une vente au taux ordinaire (DMTO).

Comment ça se passe avec Béa Immo ?

  1. Mise en relation qualifiée : vous publiez votre bien et vos critÚres sur Béa ; vous explorez ceux des autres propriétaires.
  2. Match & visites : quand deux annonces se plaisent, nos accompagnateurs organisent les visites et cadrent les points clés (valeurs, délais, éventuelle soulte).
  3. Avant-contrat : on peut formaliser une promesse synallagmatique d’échange avec conditions suspensives (financement, purge des prĂ©emptions, diagnostics
).
  4. Acte d’échange chez le notaire : un seul acte authentique transfĂšre chaque propriĂ©tĂ© Ă  l’autre, simultanĂ©ment.

Frais & fiscalitĂ© : qui paie quoi, et pourquoi c’est souvent moins cher

Trois idées claires :

  • L’échange est une mutation Ă  titre onĂ©reux : il y a bien des droits Ă  payer, mais pas deux fois comme dans une vente + un achat.
  • 5 % s’appliquent (CGI, art. 684) sur un seul lot (ou le moins Ă©levĂ© si valeurs diffĂ©rentes).
  • La soulte, si elle existe, est taxĂ©e au taux ordinaire des DMTO (celui d’une vente « classique » dans le dĂ©partement).

BĂ©a Immo communique — Ă  juste titre — sur des Ă©conomies potentiellement substantielles grĂące Ă  cet assiette plus Ă©troite et Ă  l’acte unique. Selon nos contenus et cas pratiques, jusqu’à 60 % d’économies sur les frais de notaire peuvent ĂȘtre constatĂ©es, selon la configuration et le dĂ©partement.

Exemple chiffré (pédagogique, hors émoluments et débours du notaire)

HypothĂšseValeurBase & tauxMontant indicatif
Bien A300 000 €——
Bien B400 000 €——
Échange (valeurs diffĂ©rentes)5 % sur le lot le moins Ă©levĂ© (A)15 000 €
Soulte (pour Ă©quilibrer)100 000 €DMTO au taux ordinaire (ex. 5,80 % usuel)5 800 €
Total taxes≈ 20 800 €

À comparer, Ă  trĂšs gros traits, aux droits de deux ventes sĂ©parĂ©es, chacun calculĂ© sur la valeur totale du bien (auxquels s’ajoutent partout les Ă©moluments du notaire et dĂ©bourses). RĂ©sultat : l’échange rĂ©duit l’assiette taxable, d’oĂč un gain frĂ©quent. (Les taux « ordinaires » varient selon le dĂ©partement ; l’étude notariale ajuste prĂ©cisĂ©ment.)


Soulte : la clĂ© d’un Ă©change Ă©quilibrĂ©

Si les biens n’ont pas la mĂȘme valeur, la partie recevant le bien le plus cher verse Ă  l’autre une soulte. Elle Ă©quilibre l’opĂ©ration et dĂ©termine en partie la fiscalitĂ© (taxĂ©e comme une vente). Sur le blog BĂ©a, nous vulgarisons son rĂŽle, ses impacts bancaires et les bonnes pratiques d’évaluation.


Avantages concrets par rapport Ă  une vente + un achat

  • SimplicitĂ© : un seul acte au lieu de deux.
  • Calendrier synchronisĂ© : vous Ă©vitez le prĂȘt relais et les doubles dĂ©mĂ©nagements.
  • Économies possibles : assiette taxable rĂ©duite et frais mutualisĂ©s.
  • SĂ©curitĂ© juridique : mĂȘmes diagnostics et garanties qu’une vente classique (acte authentique, publication fonciĂšre).

Points de vigilance

  • Accords bancaires : en cas de crĂ©dit ou d’hypothĂšque, la banque doit valider l’opĂ©ration (transfert, mainlevĂ©e, nouveau prĂȘt).
  • Estimation rĂ©aliste : deux valeurs « justes » Ă©vitent une soulte mal calibrĂ©e et des frictions.
  • SpĂ©cificitĂ©s fiscales : rĂ©gime de la plus-value identique Ă  une cession classique (hors rĂ©sidence principale). Pour les droits d’enregistrement, fiez-vous aux rĂšgles de l’art. 684 CGI et, le cas Ă©chĂ©ant, aux rĂ©gimes spĂ©ciaux du BOFiP.

Foire aux questions

Est-ce légal ?
Oui. L’échange est un contrat prĂ©vu par le Code civil (art. 1702 et s.), conclu par acte notariĂ©.

Pourquoi un seul acte suffit-il ?
Parce que l’acte d’échange authentifie simultanĂ©ment la transmission croisĂ©e des propriĂ©tĂ©s.

Comment se calculent les droits ?
En principe 5 % sur un seul lot (ou le moins cher si valeurs diffĂ©rentes) + taux ordinaire sur la soulte. Les Ă©moluments et dĂ©bours s’ajoutent comme pour toute mutation.

Peut-on échanger avec un crédit en cours ?
Oui, sous rĂ©serve d’accord bancaire (transfert, remboursement par soulte,

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